Reprendre maux par maux, échec par échec.

Fuir, là-bas fuir: "Sang et eaux"

Rien encore. Le goût me colle au palais. On s'y assassine comme ailleurs.

Battre les sens, les briser. Diverses charlataneries et contrefaçons, telles "Où en étions-nous?"

Mais la moisson est trop fade. Que voulez-vous, rien ne se mesure en vertige comme l'abîme...

Les silences à harceler, à hacher, à blémir. S'en faire un beau collier pour étrangler la première passante, lors des sessions nocturnes... today night session in the village vanguard...

Je redescends, car la première marche me donne le tournis

Plaf! Non, décidément, le muscle est trop faible. Tiens, un cadenas qui se ferme? Le sceau!! Mais ma chère, je n'ai plus rien à céler depuis longtemps, on ne peut taire le silence. Ou alors..... Devant moi, je me vois penché sur la rambarde de la terrasse, pipe au bec, vieux canasson meurtri par le brouillard (il n'a jamais chuté). Pitoyable, peut-être. Je continue...

On évacuera tout appel au lecteur. D'ailleurs le lecteur ne s'appelle pas, il se nomme.

Descendre. Oui, c'est bien cela. Mais qui? Moi, encore? Je me suis toujours raté... Et puis l'échec est le plus suave de mes vices...

On recommencera une autre fois. Il faut que j'aille boire. Alexis, me voici...

 

Pierre Charp, Fragments poétiques I Reprises

09 décembre 2013